02 décembre 2009
SNCF: quand cadencement rime avec abrutissement...
En décembre 2008 la SNCF présentait le cadencement (novlangue made in SNCF) comme un cadeau de Noël sur la ligne Paris-Est Château Thierry. Cette carotte était censée calmer les usagers maltraités qu'on entasse dans des bétaillères ignobles. Alors que depuis des années les associations d'usagers demandent la qualité, et donc des trains plus confortables que les actuels tombereaux, la SNCF répond par la quantité. Certes il est plus facile de se déplacer qu'avant, surtout en heures creuses, mais force est de constater que c'est le bordel ce cadencement ! Au lieu d'apporter du bien-être aux voyageurs, la SNCF renforce l'abrutissement des "navetteux" qui avant de s'entasser dans les tas de ferraille, s'entassent en tête de voie, puis même avant l'affichage s'engouffrent sur le quai pour s'affronter aux voyageurs qui font le trajet inverse, déposés par le train qui va repartir dans quelques minutes ! Tout ceci dans un foutoir indescriptible accentué par les retards, annulations, changements intempestifs de voie au dernier moment, informations contradictoires etc. Tout ceci dans une tension palpable au quotidien, donnant lieu parfois à des accès d'agressivité qui peuvent vite déraper... Le 13 décembre prochain la SNCF en remet une couche: cadencement renforcé, donc abrutissement renforcé ! Le tout avec des rames usées jusqu'à la corde ! Ce même jour la SNCF lancera très médiatiquement la nouvelle rame NAT. Les navetteux de la ligne Paris Château Thierry peuvent se brosser: Le mieux c'est pas pour eux !!!
05 novembre 2009
Le train est dans l'impasse
Autrefois, le train était synonyme de liberté: on pouvait prendre un billet le jour même au guichet de la gare de Nogent l'Arthaud pour se rendre à Gérardmer, voyager avec sa bicyclette dans le fourgon en bagage accompagné. Une personne agée pouvait monter en gare de Nangis et aller à Bourg en Bresse par le biais des correspondances sans passer par Paris, tout en récupérant sa valise qu'elle avait au préalable déposé au Sernam. Aujourd'hui tout ceci est impossible: le train c'est le TGV avec toutes ses contraintes (tarifs à géométrie variable, obligation de s'y prendre longtemps à l'avance, réserver par internet et surtout... surtout partir de Paris et se rendre dans des villes de plus de 100 000 habitants ou dans les stations de ski !!!
Inutile d'espérer d'aller à Varennes Sur Fouzon ou Bagnols Sur Cèze ! Plus près de nous, les habitants de La Ferté-Gaucher ne sont plus reliés au réseau SNCF, ceux de Sézanne, Esternay, Villiers Saint-Georges, Chaumes en Brie, Fontenay-Trésigny non plus !!! Le train est dans l'impasse...
16 février 2009
P comme pourrie !
P, c'est la lettre attribuée au réseau Transilien Est de la SNCF. Et "P comme pourrie", c'est le directeur des lignes Transilien de Paris-Est, Maurice Testu lui-même qui a lancé le qualificatif lors d'une réunion d'usagers à Thorigny le 4 février. Aveu immortalisé par le Parisien du 6 février. Aveu, car ça fait des années que les usagers "râlent" d'être balladés dans des "wagons à bestiaux", subissant retards, suppressions, information défaillante, insécurité liée au mauvais état du réseau etc. sans jamais être entendus !
Ce type de réunions sert généralement à déballer des chiffres devant des élus en extase (Les moins intéressés restent quand même...pour le champagne ! ). 167 millions d'euros ! Ca déchire, non ? Voyons, voyons: des autorails AGC (Autorails Grande Capacité) pour la liaison Meaux- La Ferté Milon ainsi que sur Paris Est-Provins (déjà à moitié équipée), un "tram-train" Esbly-Crécy (un gadget qui coûte plus cher qu'un train classique...) et une kyrielle d'équipements dont l'utilité réelle reste à prouver (caméras de vidéo-surveillance, panneaux publicitaires lumineux...). Les usagers de Trilport, Changis St Jean, La Ferté Sous Jouarre, Nanteuil-Sâacy... et jusqu'à Chateau Thierry, devront continuer à s'entasser dans les bétaillères aux sièges de fakir, auto-cuiseurs en été, congélateurs en hiver. C'est ainsi. Cette ligne est maudite et les usagers punis ! Espérons qu'un jour, monsieur Testu (ou son successeur) dans un sursaut d'humanité, lève cette punition...